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Les fantômes de Cork

BOUH !

Ecrit à Montpellier fin novembre 2007, ce texte est une sorte de "conte d'Halloween".

A la fin du mois d'octobre de l'année 1897, un bateau de retour d'Amérique ramenait à son bord dans l'actif port de la ville de Cork un dénommé Patrick O'Brien. Ce dernier était parti deux ans plus tôt chercher de l'or dans le nouveau monde et il s'y était effectivement considérablement enrichi.

Il débarqua sur son Irlande natale plein de suffisance et fit mener de lourds bagages dans le meilleur hôtel de la ville. La première chose qu'il fit fut d'aller conter ses aventures et son bonheur dans un pub. Comme il offrait à boire à la cantonade avec largesse, il se trouva beaucoup de monde pour l'écouter. « Oui, messieurs, disait-il, une pépite grosse comme mon poing ! Et ce n'était que la première. Allez ! Tournée générale ! Je reviens au pays riche ! Et j'ai l'intention de m'établir à Cork. Il y a ici une fille qui n'attendait que mon retour pour que l'on se marie et me voilà dans une situation confortable, ce qui ne gâte rien ! Mais je dois vous laisser. Au revoir, messieurs ! »

Les hommes présents buvaient volontiers avec O'Brien mais leurs modestes situations, quand ils en avaient une, les rendaient plus envieux et jaloux que réellement admiratifs et ce ne fut que sur des « au revoir » sourds de pure politesse qu'il fit sa sortie.

O'Brien avait maintenant décidé d'aller voir sa promise sans plus tarder. Il paya un cocher d'avance, pour faire bonne impression, au cas où sa somptueuse tenue n'aurait pas suffi à convaincre de son importance, et indiqua l'adresse des Doherty. Il repensa avec émotion aux yeux verts de la jeune Korlin, illuminant un visage halé couvert de taches de rousseur et encadré d'une belle chevelure frisée blond vénitien. L'avait-elle attendu durant ces deux ans ? Sans doute. Il avait demandé la main de sa fille au père Doherty et ils s'étaient bien mis d'accord : pourvu qu'il soit en mesure d'offrir à sa fille un train de vie honorable, il consentait.

Arrivé devant la demeure, depuis la carriole, il reconnut dans la rue Korlin qui rentrait chez elle. Il la héla. Surprise, elle se tourna, et sans qu'il sache si elle l'avait reconnu ou non, elle se précipita à l'intérieur de la maison.

O'Brien se fit déposer, alla frapper à la porte et fut reçu par madame Doherty qui le fit entrer sans cesser de montrer son étonnement de le revoir. Le père Doherty vint dire bonjour et lui aussi afficha un air de stupéfaction durable, disant : « Patrick ! Vous êtes de retour ? Si je m'attendais ! Alors l'Amérique ? Comme vous êtes bien habillé. Cela vous a-t-il aussi bien réussi qu'il le paraît ?

— Mais où est donc Korlin ? demanda O'Brien. Je viens de la voir entrer. Elle ne vient pas m'accueillir ? Nous sommes pourtant bien fiancés…

— Comment ? répondit Doherty. Ah, mais… C'est que… C'est qu'aujourd'hui… Comment vous dire : en deux ans les choses peuvent changer ! Vous avez été absent trop longtemps mon ami… Vous n'avez donc pas reçu ses lettres ?

— Quelles lettres ? s'inquiéta O'Brien.

— Vous n'êtes donc pas au courant ? C'est très gênant…

— Allons, que devrais-je savoir ?

...

 

Hervé Sors

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