Je me pose régulièrement la question ! Non, sérieusement… Je vais lancer ce blog parce que j’aime écrire. J’ai des projets littéraires depuis mes dix-sept ans, mais j’ai commencé à rêver d’être un jour écrivain et de publier un livre quand je n’étais encore qu’un collégien. Ce sont des livres de Jules Verne et Alexandre Dumas qui m’ont fait rêver de devenir romancier.

Aujourd’hui, je suis quadragénaire et je n’ai encore rien publié. J’ai traversé des périodes de désillusion et de défaitisme peu propices à la création. Mais même dans les moments de grande agitation du fleuve de ma vie, j’ai serré fermement mon rêve de gosse sous le bras, et j’ai continué de nager coûte que coûte pour atteindre la berge et me reposer un peu.

Les moments de trouble passés, j’ai réussi à y voir de nouveau assez clair pour refixer un cap, définir un nouvel objectif, non plus illusoire mais réalisable.

Et parfois, on rêve de quelque chose mais on n’a ni les moyens ni les ressources pour réaliser ses rêves. Mais la roue tourne. La roue du destin tourne et alors que tout était gris et sombre, il arrive un moment où le ciel s’est éclairci de nouveau.

Durant l’été 2017, j’ai fait une rencontre salvatrice : j’ai lu le bouquin de Chris Baty : Écrivez un roman en 30 jours. Ce gars-là m’a remis le pied à l’étrier. J’ai participé au NaNoWriMo en novembre 2017, puis en novembre 2018. Je me suis relancé dans l’écriture grâce à ces trois précieux outils que sont la « deadline » ou échéance, l’émulation, et surtout le rejet de toute forme d’autocensure ou d’autocritique.

Les deux manuscrits produits à l’occasion de ce challenge resteront probablement dans mes tiroirs, mais ils ont le mérite d’exister et de m’avoir fait reprendre goût à l’écriture.

Et du coup, j’ai ressorti mon rêve de gosse tout froissé (écrire un roman publiable) et je vais m’atteler de nouveau à le réaliser. Je suis confiant. Je pense écrire quelque chose de pas trop mal dans les mois qui viennent. Viendra ensuite le temps de la lecture par mes proches. Et si le manuscrit est jugé potable, je le soumettrai à quelques maisons d’édition.

Bref, je suis de nouveau dans la course, et dussé-je la finir en marchant suite à une blessure, je compte bien passer la ligne d’arrivée !